Kinshasa, 21 avril 2026- Le gouvernement colombien a ordonné le rapatriement immédiat de ses ressortissants actuellement bloqués en République démocratique du Congo (RDC), après avoir été expulsés des États-Unis dans le cadre d’un accord migratoire impliquant plusieurs pays tiers. Cette décision a été annoncée par le président colombien Gustavo Petro, qui a demandé à la ministre des Affaires étrangères d’organiser le retour des citoyens colombiens concernés et de garantir des conditions respectueuses de leur dignité, sans traitement dégradant.
Selon des informations rapportées par des médias internationaux, un groupe d’environ quinze ressortissants latino-américains, dont plusieurs Colombiens, a été transféré vers Kinshasa après avoir été expulsé par les autorités américaines. Ces migrants auraient été envoyés en RDC dans le cadre d’un dispositif permettant aux États-Unis de relocaliser temporairement des personnes vers des pays tiers disposés à les accueillir.
Les autorités colombiennes estiment que la situation de leurs ressortissants nécessite une prise en charge urgente et un retour rapide vers le pays d’origine. Le président Petro a insisté sur la coordination diplomatique à engager pour assurer leur rapatriement dans les meilleures conditions possibles.
Sur place, les migrants concernés seraient actuellement hébergés dans des structures temporaires à Kinshasa avec l’appui d’organismes internationaux, notamment l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en attendant la clarification de leur statut et l’organisation de leur retour.
La position de la Colombie intervient quelques jours seulement après l’arrivée à Kinshasa d’une première vague de migrants expulsés des États-Unis, composée notamment de ressortissants d’Amérique latine, dans le cadre du même accord migratoire conclu entre Washington et la RDC.
