Kinshasa, 22 avril 2026- Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a effectué une tournée officielle au Bas-Uélé et au Maniema, marquant les premières visites d’un titulaire national du portefeuille dans ces deux provinces.
Cette mission intervient après une étape en Ituri et s’inscrit dans une volonté affichée de reprise en main du secteur minier sur l’ensemble du territoire.
Arrivé le 21 avril 2026 à Buta, chef-lieu du Bas-Uélé, le ministre a conduit une délégation composée notamment de députés nationaux et de responsables techniques.

Sur place, le constat dressé est préoccupant : exploitation aurifère illicite dans les territoires de Poko et Ango, non-respect du Code minier, pollution des rivières et faible implication des communautés locales dans la chaîne de valeur.
Face à ces dérives, des mesures immédiates ont été engagées. Des équipements d’exploitation illégale ont été saisis et les opérateurs concernés sommés de se conformer strictement à la réglementation en vigueur.

En parallèle, une commission mixte entre le gouvernement central et les autorités provinciales a été annoncée pour assainir le secteur et renforcer la présence de l’État.
Cette démarche s’inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, mise en œuvre sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, visant à faire du secteur minier un levier structurant du développement national.
Après le Bas-Uélé, la délégation s’est rendue à Kindu, dans le Maniema, pour une autre première historique. Accueilli par une population mobilisée, le ministre a entamé une série de visites techniques, notamment dans des installations de traitement de minerais et au comptoir de commercialisation de l’or.

À Kindu, l’objectif reste le même : structurer un secteur encore largement sous-exploité, renforcer la traçabilité des minerais et garantir des retombées économiques locales. Plusieurs rencontres avec les acteurs du secteur sont prévues afin de poser les bases d’une gouvernance minière plus rigoureuse.
À travers cette tournée, le gouvernement envoie un signal clair : les provinces minières longtemps marginalisées intègrent désormais pleinement l’agenda stratégique national, avec une priorité donnée à la régulation, à la transparence et à l’impact socio-économique.
