Kinshasa, 16 avril 2026- L’examen de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre de l’Intérieur Jacquemain Shabani Lukoo, initialement prévu mercredi à l’Assemblée nationale, a été reporté sans qu’aucune nouvelle date ne soit communiquée. C’est dans ce contexte que l’initiateur de la démarche, Laddy Yangotikala Senga, dénonce un blocage qu’il attribue au vice-président de la Chambre basse, Jean-Claude Tshilumbayi.
Selon le député, ce report s’apparente à une manœuvre dilatoire visant à retarder l’examen du texte.
Il rappelle que le règlement intérieur prévoit un délai de 48 heures après le dépôt pour l’alignement et la discussion d’une motion de défiance. il dénonce une entorse aux règles parlementaires. L’élu de Kisangani-Ville insiste également sur le fait que cette motion est le fruit d’un travail de fond entamé depuis décembre 2025.
Il affirme que toutes les accusations ont été documentées et vérifiées, notamment celles liées à la dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs villes du pays. Pour lui, cette question engage non seulement la responsabilité du ministre de l’Intérieur, mais touche aussi au bilan global du chef de l’État, Félix Tshisekedi, en matière de sécurité.
Réagissant aux retraits de signatures de certains députés, Laddy Yangotikala Senga évoque des pressions politiques. Il souligne toutefois que, selon le règlement, une motion déjà déposée ne peut faire l’objet ni de retrait ni d’ajout de signatures, rendant ces démarches sans incidence sur la validité du processus.
Pour rappel, cette motion de défiance contre Jacquemain Shabani Lukoo intervient dans un contexte de fortes critiques sur la gestion de l’insécurité, avec un dossier de plusieurs pages évoquant notamment des accusations d’abus d’autorité, d’atteinte aux principes institutionnels et de responsabilité dans la persistance de la criminalité à travers le pays.
