Kinshasa, 25 avril 2026- La plateforme de la société civile DYCOD-RDC, en collaboration avec le Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité en RDC, a salué l’élan observé dans les premières initiatives du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, tout en appelant à la concrétisation de réformes profondes dans le secteur minier.
Ces organisations citoyennes estiment que les signaux envoyés par le nouveau responsable du secteur doivent désormais se traduire en actions durables et mesurables.
Dans un communiqué signé par son coordonnateur national, Patient Bashombe Matabishi, la DYCOD-RDC met en avant une approche jugée plus proche du terrain, marquée notamment par des descentes dans les services relevant du ministère des Mines ainsi que des tournées effectuées dans plusieurs provinces à forte activité minière. Une démarche qualifiée de « rare mais essentielle » dans un secteur souvent critiqué pour son manque de transparence et de gouvernance efficace.
Pour la société civile, cette dynamique impulsée par le ministre Louis Watum Kabamba traduit une volonté de mieux comprendre les réalités opérationnelles du secteur minier congolais. Toutefois, elle rappelle que les défis restent structurels, allant de la traçabilité des ressources à la fiscalité minière, en passant par les conditions d’exploitation artisanale et l’impact sur les communautés locales.
Dans ses attentes, la plateforme insiste sur plusieurs priorités jugées urgentes. Elle appelle notamment à l’affectation effective des coopératives minières dans les Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) récemment définies, au respect strict des droits des communautés riveraines, ainsi qu’à la lutte contre la présence d’acteurs non éligibles dans l’exploitation artisanale.
La DYCOD-RDC recommande également une réforme du SAEMAPE, en vue de sa transformation en établissement public, ainsi que la mise en place d’un système national de traçabilité des minerais, capable de répondre aux exigences des marchés internationaux et de renforcer la crédibilité du secteur.
Selon la plateforme, ces réformes sont indispensables pour rompre avec les dysfonctionnements persistants et faire du secteur minier un véritable moteur de développement économique et social. Elle estime que les premières initiatives observées doivent désormais être consolidées par des décisions politiques fortes, inclusives et structurantes.
Tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner le processus de réforme, la société civile insiste sur son rôle de veille citoyenne. Elle promet de maintenir une vigilance active afin de s’assurer que les engagements annoncés se traduisent en résultats concrets pour les populations.
Cette prise de position intervient dans un contexte où la gouvernance minière demeure au centre des enjeux économiques majeurs en République démocratique du Congo, avec des attentes particulièrement élevées des communautés locales et des acteurs du secteur.
