Kinshasa, 24 février 2025- En marge de sa participation au Segment de haut niveau du Conseil des droits de l’homme à Genève, la Première ministre Judith Suminwa a salué les récentes condamnations internationales contre le Rwanda, accusé de soutenir les rebelles du M23 dans l’Est de la RDC. Cependant, elle estime que ces condamnations, bien que significatives, restent insuffisantes et doivent être suivies d’actions concrètes.
“Les condamnations seules ne suffisent pas. Il faut passer des condamnations aux sanctions contre les autorités rwandaises et leurs alliés”, a déclaré la cheffe du gouvernement congolais lors d’un échange avec la diaspora congolaise à Genève. Elle a insisté sur la nécessité d’un engagement international plus ferme pour contraindre Kigali à cesser son ingérence en RDC.
La cheffe de l’exécutif s’est également félicitée des avancées diplomatiques récentes, notamment la résolution du Conseil des droits de l’homme adoptée à Genève et celle du Conseil de sécurité de l’ONU. Pour la première fois, cette dernière a unanimement condamné le Rwanda, exigeant le retrait immédiat et sans condition de ses forces du territoire congolais. Une étape majeure dans la reconnaissance internationale de l’agression subie par la RDC.
Face à la persistance du conflit dans l’Est du pays, la Première ministre a tenu à rassurer sur la détermination du gouvernement à y mettre un terme. “On va mettre fin à cette guerre”, a-t-elle martelé, dénonçant les atrocités qui continuent de frapper les populations locales. Elle a insisté sur le fait que tous les efforts sont mobilisés pour restaurer la paix et la souveraineté du pays.
Judith Suminwa prendra la parole ce lundi 24 février devant le Conseil des droits de l’homme, aux côtés de plusieurs chefs d’État et de gouvernement. Une occasion pour elle de plaider une nouvelle fois pour des mesures fortes contre le Rwanda et de rappeler à la communauté internationale ses responsabilités face à la crise sécuritaire en RDC.