Kinshasa, 30 juillet 2025- Ce mercredi, la Cour de cassation a repris l’examen au fond du procès de Constant Mutamba, député national et ex-ministre délégué à la Justice, accusé de détournement de fonds publics. Dans la salle d’audience, l’ambiance était chargée avec robes noires, regards tendus, piles de documents étalés sur les bancs. L’affaire continue de captiver l’opinion publique.
Cette audience est jugée déterminante par les observateurs judiciaires. Elle pourrait marquer un tournant majeur dans le dossier, avec notamment l’arrivée attendue du principal renseignant, un enquêteur ou expert financier. Si les choses évoluent rapidement, la phase des plaidoiries pourrait débuter dans la foulée de l’instruction.
Prenant la parole devant les juges, l’ex-garde des sceaux n’a pas mâché ses mots. « Je vais affronter ce procès jusqu’au bout, je vous le promets. Je ne vais pas fuir. C’est le prix d’un combat, et je suis prêt à le payer entièrement », a-t-il affirmé avec fermeté, déterminé à laver son honneur.
Il a également dénoncé ce qu’il qualifie de procès politique. « On ne m’a pas laissé l’occasion de me défendre. Le plan était clair : m’écarter, m’éliminer. Mais pour moi, ce procès est un tremplin, pas une chute », a-t-il lancé, sous les regards attentifs de l’auditoire.
Lors de la précédente audience tenue le 23 juillet, la Cour de cassation avait déjà rejeté l’ensemble des exceptions de procédure soulevées par ses avocats. L’ouverture de l’instruction sur le fond avait alors été validée, renforçant la conviction de Mutamba.
« Les épreuves ne sont pas toujours là pour nous briser. Parfois, elles nous élèvent. Pour moi, c’est une épreuve que je vais affronter avec humilité et sportivité. La seule façon, pour moi, de prouver mon innocence, c’est d’affronter cette réalité », a-t-il déclaré avec fermeté.
