Kinshasa, 02 juillet 2025- Les Nations Unies en RDC ont salué, jeudi 31 juillet, l’adoption par le ministère de l’Éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté de la circulaire n°1245. Cette dernière autorise les filles enceintes à rester dans le système scolaire, une mesure qualifiée de « progrès majeur » en matière d’égalité des sexes et de droit à l’éducation.
Dans un communiqué officiel, l’ONU rappelle que garantir à toutes les filles, y compris celles confrontées à une grossesse, un accès inaliénable à l’éducation est un pilier essentiel de l’égalité de genre et du développement durable. L’organisation déplore cependant que des normes sociales discriminatoires et des violences continuent de compromettre l’avenir scolaire de nombreuses adolescentes.
« Ces nouvelles mesures marquent une avancée décisive vers plus de justice et d’autonomisation », a déclaré John Agbor, coordonnateur résident adjoint du système des Nations Unies en RDC.
La circulaire vise notamment à lutter contre l’exclusion scolaire des filles enceintes, souvent marginalisées ou mal informées sur leur santé sexuelle et reproductive. Elle ambitionne de garantir un accès équitable à l’éducation, considérée comme le fondement d’une société inclusive.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des Objectifs de développement durable (ODD), en particulier ceux relatifs à l’éducation, à la santé, à l’égalité des sexes et à la réduction des inégalités. Pour l’ONU, l’éducation des filles reste un levier stratégique pour atteindre ces objectifs.
À travers son Cadre de coopération pour le développement durable (CCDD) 2025-2029, l’organisation prévoit de renforcer l’accès aux services sociaux de base, de promouvoir la protection sociale et de soutenir l’autonomisation des groupes vulnérables. L’amélioration du niveau d’instruction des filles figure ainsi parmi les priorités.
Plusieurs actions sont déjà en cours, incluant des programmes de renforcement des capacités, la promotion du leadership féminin, l’éducation inclusive et des campagnes de sensibilisation à la santé sexuelle et reproductive. L’ONU soutient également la collecte de données via l’Enquête démographique et de santé (EDS-III), le renforcement de l’Institut national de la statistique (INS), ainsi que l’optimisation des Systèmes d’information en éducation (SIGE) et en santé (SIS-DHIS2).
Enfin, l’organisation appelle la société civile à s’impliquer activement dans l’évolution des normes sociales pour garantir à toutes et tous le droit à une éducation de qualité, pilier d’un développement équitable et durable.
