Goma, 24 avril 2026- Un an après la prise de contrôle de Goma par la coalition rebelle M23-RDF, l’aéroport international de la ville présente un visage fortement dégradé, marqué par une végétation envahissante et l’arrêt total de ses activités.
Dans le contexte de cette occupation prolongée, l’infrastructure autrefois stratégique pour l’est de la République démocratique du Congo est aujourd’hui à l’abandon, selon plusieurs observations locales et sources humanitaires.
Goma International Airport, jadis considéré comme un véritable poumon logistique et un symbole de connectivité pour la région des Grands Lacs, est désormais en grande partie recouvert par les herbes et arbustes.
Les pistes et zones opérationnelles, autrefois animées par les vols commerciaux et humanitaires, ne sont plus fonctionnelles.
Cette situation suscite de vives inquiétudes au sein des organisations internationales.
Les Nations unies et la France estiment que la réouverture de l’aéroport constitue une condition essentielle pour permettre l’acheminement rapide et sécurisé de l’aide humanitaire vers les populations affectées par les violences et l’instabilité persistante dans la région.
Sur le terrain, l’absence d’opérations aériennes complique davantage l’accès humanitaire, alors que les besoins restent élevés dans plusieurs zones de l’Est congolais. Les acteurs humanitaires appellent à une restauration urgente des infrastructures clés, dont l’aéroport de Goma, afin de faciliter les interventions d’urgence.
Dans ce contexte, la dégradation visible de cette plateforme aéroportuaire illustre, selon plusieurs observateurs, l’impact direct du conflit sur les infrastructures civiles essentielles et sur la circulation de l’aide internationale dans une région déjà fragilisée.
