Kinshasa, 26 août 2025- Dans la province du Haut-Katanga, plusieurs chantiers de développement sont à l’arrêt depuis plusieurs semaines. Routes, ponts et autres infrastructures vitales pour la population ne connaissent plus d’avancées, une situation qui suscite une vive inquiétude au sein de la population, première bénéficiaire.
Parmi les chantiers les plus urgents figurent les travaux de réhabilitation de l’avenue Upemba et la construction d’un pont au niveau de l’arrêt « Dépôt ». Cet endroit, déjà théâtre de plusieurs décès lors des précédentes saisons de pluies, reste dans un état critique à l’approche de nouvelles intempéries. La population craint de nouveaux drames dès les premières pluies annoncées pour octobre.
De même, la construction du pont Kasungami, censé relier la commune de Katuba à celle de l’Annexe, est à l’arrêt. Cette infrastructure, appelée à desservir les deux plus grandes communes de la ville de Lubumbashi, voit ses chances d’être achevée sérieusement compromises.

A cela s’ajoute les travaux interrompus sur plusieurs avenues importantes, notamment Biayi et Cimetière, dont la dégradation complique davantage la mobilité des habitants.
Cette paralysie touche également d’autres coins du Haut-Katanga, où la dynamique de modernisation semble brusquement interrompue. Les habitants, confrontés à un quotidien de plus en plus difficile, s’indignent et dénoncent un blocage politique.
Le Gouverneur Jacques Kyabula, rappelé à Kinshasa par le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur Jacquemin Shabani, est empêché de poursuivre son programme de modernisation. Son intérim, assuré par le Vice-gouverneur Martin Kazembe, alimente la controverse. Ce dernier est accusé de privilégier des calculs politiques et une campagne de diabolisation contre son titulaire, plutôt que de s’occuper des urgences de la province.
Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour réclamer le retour rapide du Gouverneur Kyabula afin de relancer les travaux et de poursuivre la vision de développement prônée par le Chef de l’État Félix Tshisekedi. Chaque jour d’arrêt fragilise un peu plus la sécurité des habitants et met en péril l’élan de développement du Haut-Katanga.
