Kinshasa, 19 octobre 2025- La rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, continue d’étendre son emprise sur l’Est de la République Démocratique du Congo, défiant ouvertement l’autorité de l’État. Après avoir pris le contrôle de Goma en janvier 2025 et de Bukavu en février de la même année, le mouvement rebelle entend désormais relancer des instances judiciaires dans les territoires sous son occupation, couvrant une grande partie des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Selon des sources concordantes, une commission spéciale a été mise en place par la direction de l’AFC/M23 pour encadrer cette initiative et en superviser le fonctionnement. Ce projet viserait, selon les rebelles, à « assurer la gestion des affaires judiciaires » dans les zones qu’ils contrôlent.
Cependant, du côté du gouvernement congolais, cette démarche est jugée illégale et inacceptable. « Il s’agit d’une intention totalement illégale et d’une violation grave de la souveraineté nationale », a réagi un porte-parole du gouvernement, dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de légitimation d’un pouvoir rebelle sur une partie du territoire national.
Cette annonce intervient alors que la communauté internationale multiplie les efforts pour ramener la paix et restaurer l’autorité de l’État dans l’Est du pays. Des discussions diplomatiques sont en cours afin d’obtenir le retrait total des troupes rebelles et la réintégration des zones occupées dans l’administration congolaise.
La décision de l’AFC/M23 de créer une « justice parallèle » marque une nouvelle escalade dans la crise sécuritaire et institutionnelle que traverse la région. Elle met surtout en lumière le défi colossal auquel fait face le gouvernement congolais pour rétablir l’ordre, la sécurité et la légitimité de l’État sur l’ensemble du territoire national.
