Kinshasa, 10 novembre 2025- La problématique liée à la production des cartes d’identité nationale et des cartes biométriques des policiers en République démocratique du Congo sera examinée le mercredi 12 novembre au Sénat, au cours d’une séance plénière au Palais du Peuple.
Selon ce communiqué signé par le rapporteur adjoint de la Chambre haute, Jean-Claude Baende, les Sénateurs sont conviés à prendre part à la séance plénière prévue à 12 heures précises, dans la salle des conférences internationales du Palais du Peuple.
Au menu de cette plénière, trois points figurent à l’ordre du jour, dont la question orale avec débat adressée par le sénateur Jean Bamanisa Saidi au Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Cette question portera spécifiquement sur la problématique de la production et de la délivrance des cartes d’identité nationale ainsi que des cartes biométriques destinées aux policiers congolais.
Cette interpellation parlementaire intervient alors que la RDC fait face à une absence prolongée de cartes d’identité nationale, un document essentiel pour l’identification des citoyens et la sécurisation des institutions.
Pour les policiers, la question de la carte biométrique est également cruciale. Elle vise à mieux structurer le corps de la Police nationale congolaise (PNC), lutter contre les cas d’usurpation d’identité, améliorer la gestion administrative et garantir une meilleure traçabilité des effectifs.
En rappel, la production de la nouvelle carte d’identité en RDC est actuellement en pause en raison d’un contrat suspendu suite à des irrégularités financières. L’opération a été lancée en avril 2024 par l’Office National d’Identification de la Population (ONIP) mais le projet est arrêté depuis juin 2024.
Les cartes biométriques n’ont donc pas été distribuées à grande échelle, bien qu’elles aient été présentées à certaines personnalités et la présidence de la RDC.
Le projet est suspendu et le contrat de partenariat public-privé a été annulé et la distribution est à l’arrêt.
Les raisons évoquées sont notamment les irrégularités qui ont été signalées, notamment la surfacturation du projet par le consortium Afritech-Idemia. Cette irrégularité avait poussé l’IGF à bloquer le versement de l’acompte de l’État.
