Kinshasa, 17 novembre 2025- Le dimanche 16 novembre, la région de Shabunda a été le théâtre d’une nouvelle flambée de violence. Les habitants du village de Maimingi ont vu leur quotidien basculer lorsque le groupe armé AFC-M23 a pris le contrôle de leur village. L’attaque a surpris les forces armées congolaises (FARDC), qui ont tenté de résister avant de devoir se replier vers Kimbili. Là-bas, le centre de santé local a accueilli plusieurs blessés, comme l’ont rapporté des représentants de la société civile.
Cette attaque a poussé de nombreuses personnes à fuir leurs maisons, abandonnant derrière elles leurs biens, leurs terres et leur vie quotidienne, à la recherche d’un endroit sûr loin des combats.
Maimingi, un village situé à la frontière de Walungu, une zone déjà largement sous contrôle rebelle, est maintenant aux mains de l’AFC-M23. C’est la première fois que ce groupe armé s’implante dans l’un des huit territoires du Sud-Kivu.
Jusqu’à présent, Shabunda était le seul territoire du Sud-Kivu où les rebelles n’avaient pas réussi à établir de base. Sa grande taille et ses richesses minières et forestières en font un endroit stratégique important.
La société civile a tiré la sonnette d’alarme ce lundi 17 novembre : le centre de santé de Nyalubemba, à Kimbili, est débordé par l’afflux de blessés, civils et militaires, et a du mal à faire face à la situation.
À Kimbili, la peur est palpable. La population est très inquiète depuis la perte de Maimingi, considéré comme un point de défense important pour les FARDC dans la région. Depuis le début de l’année 2025, l’AFC-M23 occupe déjà la ville de Bukavu et continue ses opérations militaires pour étendre son influence au Sud-Kivu, ce qui suscite de vives inquiétudes quant à la sécurité, selon les acteurs locaux.
