Kinshasa, 24 novembre 2025- Huit mois après avoir lancé un appel en février, les principales confessions religieuses, notamment l’Église catholique et l’Église protestante, expriment leur impatience face au refus du président Félix Tshisekedi d’organiser un dialogue national ouvert à tous pour résoudre le conflit dans l’Est du pays.
Dans une interview accordée ce samedi à Radio France Internationale, Mgr Donatien Nshole, secrétaire général de l’Église catholique, critique un blocage délibéré de la part du gouvernement.
« Ce dialogue fait partie de notre plan d’action du mois d’août, communiqué aux institutions. Si le chef de l’État refuse d’agir, il devra assumer les conséquences de ses décisions », a-t-il affirmé.
Pour les Églises, le dialogue est essentiel pour mettre fin au conflit armé dans l’Est, restaurer l’unité nationale, renforcer la confiance entre les institutions et les citoyens, et préparer un environnement favorable à une gouvernance sereine.
Alors que les tensions s’intensifient sur le terrain et dans la politique, le silence du gouvernement concernant la demande des confessions religieuses renforce les soupçons d’une volonté d’éviter toute concertation.
L’absence de dialogue, perçue comme un manque de responsabilité, pourrait aggraver la crise de confiance entre le pouvoir et une partie de la population.
