Kinshasa, 24 novembre 2025- Dans la journée du dimanche 23 novembre, la ville d’Uvira – où se trouvent provisoirement les institutions provinciales du Sud-Kivu – a de nouveau été secouée par des échauffourées entre les FARDC et leurs alliés wazalendo. Ce climat tendu a rapidement perturbé la quiétude urbaine.
L’armée explique que ces troubles ont été provoqués par une succession de “désordre” attribuée aux miliciens wazalendo. Ces derniers auraient multiplié des tirs sporadiques, plongeant la ville dans la paralysie avant l’intervention des forces régulières. Cette riposte a malheureusement débouché sur plusieurs pertes humaines.
Selon le lieutenant Reagan Mbuyi Kalonji, porte-parole de l’opération Sukola 2 Sud Sud-Kivu, « L’intervention des FARDC faisaient suite aux tirs sporadiques qui retentissaient entre les deux factions faux wazalendo ayant conduit lamentablement à un bilan provisoire de quatre morts dont un militaire FARDC, deux wazalendo, un motard civil et 14 blessés dont 9 civils, 2 militaires FARDC et 3 éléments wazalendo. Et plus de 3 armes AK-47 récupérées de mains de ces inciviques. Certains blessés ont été acheminés à l’hôpital militaire de référence et d’autres à l’hôpital général d’Uvira ». Une situation révélatrice de la fragilité sécuritaire persistante.
Ce nouvel accrochage survient alors que les relations entre l’armée et les wazalendo restent encore sous tension à Uvira. Après la prise de Bukavu par l’AFC/M23, les deux camps s’étaient affrontés pendant plusieurs jours dans la même région, causant une vingtaine de morts et de nombreux blessés.
Dans cette zone déjà éprouvée, les violences ne se sont pas limitées à cet incident. En moins de deux jours, trois événements dramatiques ont été signalés à Luvungi, Sange et Uvira, faisant au total au moins huit morts. Une série sombre qui accentue les inquiétudes.
Face à cette multiplication d’incidents, la société civile réclame des mesures fermes. Alors que les rebelles de l’AFC/M23 montrent clairement leurs intentions d’étendre leur contrôle, la ville d’Uvira demeure sous une menace constante, alimentant la peur d’une nouvelle escalade.
