Kinshasa, 09 décembre 2025- Ce mardi, une importante réunion a eu lieu à Kinshasa, sous la direction de la Première ministre Judith Suminwa. L’objectif principal était d’aborder de front la grave détérioration de la sécurité et la crise humanitaire le long de l’axe Kamanyola–Uvira, situé dans la province du Sud-Kivu. Cette zone a malheureusement été le théâtre de récents bombardements, que l’on impute au Rwanda.
Autour de la cheffe du gouvernement, une présence notable de figures clés était à relever. Parmi les participants figuraient les Vice-premiers ministres de la Défense, Guy Kabombo, et de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemain Shabani. La ministre des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, et le VPM de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, étaient également présents, aux côtés des ministres des Finances, Doudou Fwamba, et de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni.
D’après les propos du porte-parole gouvernemental, Patrick Muyaya, qui a communiqué les détails de cette rencontre, les autorités congolaises expriment une profonde inquiétude. La situation humanitaire dans cette région frontalière est jugée des plus préoccupantes, d’autant que les récentes attaques armées ont malheureusement provoqué de nouveaux mouvements massifs de populations contraintes de fuir leurs foyers.
Le Rwanda est pointé du doigt, accusé de violer de manière délibérée l’accord de Washington, conclu sous l’égide des États-Unis. Kinshasa déplore également une tentative de vouloir étendre le conflit à toute la région, notamment en ciblant le Burundi. Face à cette escalade, la République Démocratique du Congo en appelle instamment au médiateur américain afin qu’il intervienne pour faire cesser ces actions jugées inutilement agressives de la part du Rwanda.
Parallèlement, le Gouvernement lance un appel à la plus grande prudence auprès de ses citoyens. Il met en garde contre ce qu’il nomme le « poison rwandais », une formule désignant les multiples campagnes de désinformation et de manipulation. Ces dernières ont pour objectif de semer la panique et de créer une confusion générale au sein de l’opinion publique.
