Kinshasa, 07 décembre 2025- Samedi 6 décembre, Jean-Marc Kabund, une figure de l’opposition, a été violemment pris à partie alors qu’il s’apprêtait à diriger un rassemblement public dans le quartier de Camp Luka. Cette matinée politique s’inscrivait dans la préparation de la grande marche de la coalition de la gauche congolaise, prévue pour le 15 décembre. Des malfaiteurs, identifiés comme des « Kuluna », sont responsables de cette agression qui a entraîné une blessure à la tête pour M. Kabund. Sur la plateforme X, il a dénoncé cet événement, affirmant que cela « prouve que la tyrannie a atteint son paroxysme au pays ».
Le dirigeant de l’Alliance pour le Changement (ACh) a exprimé sa vive consternation face à la collusion entre des agents de police et ces voyous, armés d’objets tranchants. Leur objectif manifeste était de contrecarrer « une manifestation pacifique de l’opposition », blessant non seulement M. Kabund mais aussi plusieurs de ses accompagnateurs, y compris son personnel de sécurité.
De manière plus explicite, l’ancien président par intérim de l’UDPS, visiblement choqué, a relayé son indignation. Il a déclaré sans détour : « Ce qui s’est passé aujourd’hui à Camp Luka prouve que la tyrannie a atteint son paroxysme dans notre pays. Voir la police s’associer à des bandits munis d’armes blanches pour empêcher une manifestation pacifique de l’opposition est inacceptable. Ni la violence ni les intimidations ne nous arrêteront. »
Malgré cette agression qu’il a fermement condamnée, Kabund perçoit cet incident comme un point de départ et maintient avec conviction la date du 15 décembre pour la mobilisation. L’ancien député national a souligné leurs revendications, déclarant : « (…) Nous serons dans les rues pour exiger la fin des tueries et des souffrances infligées à nos compatriotes dans l’Est, par l’ouverture d’un dialogue national inclusif ».
Le quartier de Camp Luka, réputé être le bastion de personnalités influentes comme Christophe Mboso (deuxième vice-président de l’Assemblée nationale) et Samuel Mbemba (ministre des Droits humains), s’est constamment montré hostile aux initiatives de l’opposition. Un exemple récent est le parti Envol de Delly Sesanga, qui a été confronté à des entraves policières visant à empêcher un rassemblement dans cette zone de la commune de Ngaliema. Lors de cet événement, la violence policière avait causé des blessures à plus de deux individus.
