Kinshasa, 28 septembre 2026- Le crash aérien survenu vendredi 25 septembre à Kenge, dans la province du Kwango, continue de susciter des réactions dans la classe politique congolaise. Alors que les autorités ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour déterminer les circonstances du drame, l’opposant Seth Kikuni s’interroge sur l’issue de cette procédure.
« Nous savons tous qu’aucune enquête n’aboutira. Avec un peu de chance, ils accuseront le pilote Bashengezi (le communicateur personnel du régime Kalonji a déjà commencé), une “main noire” ou le Rwanda. Aucune tête ne tombera », écrit-il lundi sur X.
Dans la même publication, il estime que le dossier pourrait progressivement être oublié malgré la gravité du drame.
« Ils oublieront que le malheur ne vient jamais seul : des tragédies évitables annoncent toujours des drames encore plus graves dans un avenir proche », poursuit-il.
Cette réaction intervient après l’ouverture d’une enquête judiciaire préliminaire ordonnée par le ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko-Andali.
Le Premier Avocat général des FARDC a été instruit d’établir les faits, les circonstances et les causes de l’accident.
Une enquête technique est également menée par le Bureau permanent d’enquêtes d’accidents et incidents d’aviation (BPEA). Les investigations doivent notamment permettre de déterminer les circonstances dans lesquelles le Let 410 immatriculé 9S-GUC, exploité par TRACEP Congo Aviation, s’est écrasé à Kenge alors qu’il effectuait le trajet retour de Kikwit vers Kinshasa.
Le bilan du crash est de 17 morts. Parmi les victimes figurent les lieutenants-généraux Joseph Mutombo Katalayi Tiende, Premier président de la Haute Cour militaire, et Lucien-René Likulia Bakumi, Auditeur général des FARDC.
À la suite de l’accident, le vice-Premier ministre, ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba Gombo, a ordonné la suspension du Certificat de transporteur aérien de TRACEP Congo Aviation jusqu’à la fin de l’enquête technique.
