Kinshasa, 15 décembre 2025- Un climat de tension sociale secoue le FIDEC, parti politique dirigé par Fifi Masuka, gouverneur du Lualaba. Des agents affectés aux services généraux du siège et au bureau de la présidente dénoncent des conditions de travail qu’ils jugent précaires, marquées par des impayés prolongés, des humiliations répétées et un climat de peur.
Selon plusieurs témoignages recueillis sous couvert d’anonymat, certains employés n’auraient pas perçu de salaire depuis près d’une année. Les agents affirment que toute tentative de réclamation salariale les exposerait à des menaces de licenciement sans indemnités, voire à des intimidations verbales, alimentant un sentiment d’insécurité au sein de la formation politique.
La situation sociale décrite est qualifiée d’alarmante par les personnes concernées. L’un des agents témoigne se retrouver sans logement, faute de moyens pour payer un loyer, tout en continuant à travailler par crainte de perdre définitivement son emploi.
« Nous travaillons dans la peur, alors que nous demandons simplement le respect de nos droits », déplore-t-il.
À ce stade, la direction du FIDEC n’a pas officiellement réagi à ces accusations. En l’absence de communication officielle, ces témoignages soulèvent néanmoins des interrogations sur la gestion sociale interne du parti et sur les mécanismes de protection des travailleurs en son sein. Les agents appellent à une prise en charge urgente de leurs revendications afin d’éviter une aggravation du malaise social déjà palpable.
Au-delà du malaise social dénoncé au sein de son propre parti, ces révélations posent une question plus large sur le sens des responsabilités et de la gouvernance.
Si une dirigeante peine à garantir des conditions de travail dignes, le respect des droits élémentaires et un climat humain au sein de sa propre structure politique, que dire alors de sa capacité à assumer de hautes responsabilités au niveau provincial ? Pour de nombreux observateurs, le leadership se mesure d’abord dans la gestion interne et le respect de la dignité humaine.
À ce titre, ces accusations, si elles s’avèrent fondées, fragilisent la crédibilité morale de Fifi Masuka et interrogent sérieusement sa légitimité à incarner une gouvernance exemplaire au service de la population.
