Kinshasa, 06 janvier 2026- L’administration provinciale de Kinshasa a récemment décidé d’engager des poursuites judiciaires contre Jack Mabaya, l’ancien dirigeant du Fonds d’assainissement de Kinshasa (FONAK). Cette démarche fait suite à la propagation de messages sur les réseaux sociaux et dans certains médias, lesquels contenaient des affirmations jugées inexactes et des interprétations partiales concernant la gestion de cette entité publique.
Dans un souci de clarté pour l’opinion publique, les responsables provinciaux souhaitent rétablir les faits face à ce qu’ils perçoivent comme une tentative de brouiller les pistes initiée par l’ex-responsable. Au cœur de cette controverse se trouve une persistante rumeur de détournement de 2,7 millions de dollars destinés au FONAK, une allégation que l’Exécutif provincial rejette fermement, affirmant qu’aucune subvention de ce montant n’a jamais été versée par le gouvernement central à ce Fonds.
Les autorités ont tenu à préciser le circuit financier, les dotations financières du gouvernement central pour l’entretien de la ville sont acheminées en premier lieu au Trésor urbain. De là, elles sont ensuite distribuées aux diverses entités chargées des opérations, comme la Régie d’Assainissement de Kinshasa (RASKIN), les services des Travaux publics et d’autres départements techniques municipaux.
Alors qu’une rencontre était organisée pour discuter de la gestion du Fonds, avec la présence de hauts fonctionnaires, Monsieur Mabaya, ayant eu connaissance d’éventuelles anomalies suspectées dans la gestion des fonds des partenaires, a choisi de se rendre introuvable. Il aurait éteint ses téléphones et, par le biais de son garde du corps, prétexté une urgence médicale nécessitant une hospitalisation.
Face à cette absence jugée délibérée, le ministre de l’Environnement a dû nommer un intérimaire à la tête du FONAK. Ce comportement est qualifié d’inacceptable par les autorités, qui estiment que l’ancien DG a feint une indisposition pour éviter un contrôle, alors qu’il faisait déjà l’objet de demandes sérieuses concernant de graves accusations de détournements de fonds. Par la suite, Monsieur Mabaya a démissionné de son poste sans préavis, une manœuvre perçue comme une ultime tentative d’échapper à d’éventuelles sanctions. Sa période à la tête du FONAK serait d’ailleurs marquée par de nombreux dysfonctionnements graves.
Malgré sa tentative apparente de chercher protection derrière d’éventuelles immunités parlementaires, l’Exécutif provincial a déjà annoncé son intention de demander à la justice la levée de ces protections. Il est ainsi attendu que Monsieur Mabaya réponde de ses déclarations jugées diffamatoires devant les instances compétentes.
Pour les autorités provinciales, toute cette affaire s’inscrit dans une vaste entreprise de déstabilisation visant la vision de gouvernance promue par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki et son ambitieux programme « Kinshasa ezo bonga ». Elles promettent d’opposer à ces manœuvres une approche rigoureuse, transparente et respectueuse de l’État de droit, tout cela dans l’intérêt supérieur des habitants de Kinshasa.
Le FONAK, créé initialement pour recueillir des fonds dédiés à l’assainissement de Kinshasa, a longtemps eu du mal à remplir pleinement sa mission. C’est l’arrivée du gouverneur Daniel Bumba Lubaki qui avait insufflé un nouvel élan, proposant des stratégies basées sur des financements innovants et des partenariats. Cependant, l’Exécutif provincial affirme que cette vision n’a jamais été concrétisée sous la direction de Jack Mabaya, dont la direction est jugée inefficace et incapable de mettre en œuvre les directives pourtant relayées par le ministre de tutelle.
