Kinshasa, 9 janvier 2026- Les avocats de la succession du feu Maréchal Mobutu Sese Seko dénoncent une spoliation de la concession familiale située à Kinkole, dans la commune de la N’Sele, à l’est de Kinshasa.
Ils accusent un réseau d’acteurs civils, judiciaires et sécuritaires de manœuvres illégales visant à déposséder la famille de ce bien foncier.
Selon le collectif d’avocats, la concession ferait l’objet d’occupations irrégulières facilitées par des décisions judiciaires contestées. Ils mettent notamment en cause la Première Présidente du Tribunal de Grande Instance de Kinkole, accusée de collusion avec de prétendus liquidateurs et de remise en cause du statut de veuve de Madame Bobila, épouse du feu Maréchal Mobutu, dans le but de fragiliser les droits successoraux de la famille.
Les conseils de la succession affirment que cette affaire s’inscrit dans une série de spoliations similaires ayant déjà touché d’autres concessions attribuées à la famille Mobutu, notamment à Bingingi, après Kin Malebo, à proximité de la FECOFA, ainsi que sur des sites relevant de la DAIPN. Ils dénoncent l’existence d’un schéma récurrent de dépossession foncière.
Les avocats pointent également l’intervention jugée irrégulière de services de sécurité sur la concession familiale. Ils affirment qu’une réquisition, signée sans base légale valable par un auditeur militaire, aurait conduit à l’expulsion des travailleurs de la succession par des éléments de la Garde Républicaine, alors que cette unité serait censée assurer la sécurisation du site.
Par ailleurs, le rôle présumé d’un agent de sécurité affecté au mausolée de la N’Sele est également évoqué. Celui-ci est présenté par la défense comme l’un des superviseurs des opérations de spoliation sur la concession de Kinkole, en dehors de ses attributions officielles.
Face à ces faits, la succession Mobutu demande le remplacement de la Présidente du TGI de Kinkole et appelle à des sanctions disciplinaires à l’encontre des responsables judiciaires et sécuritaires impliqués.
Les avocats en appellent à l’arbitrage du Président de la République afin qu’une solution conforme à l’État de droit soit trouvée, et sollicitent l’implication du Président de la Cour constitutionnelle ainsi que de l’Auditeur général des Forces armées pour faire la lumière sur les responsabilités établies.
