Kinshasa, 11 janvier 2026 – Dans une déclaration ferme relayée ce dimanche, Bernard Tshitenge, analyste politique a rejeté toute idée d’un dialogue imposé à la République démocratique du Congo sous pression militaire ou diplomatique.
« Le dialogue ne saurait être une récompense accordée à la rébellion », affirme-t-il, en référence aux appels à des pourparlers avec le groupe armé M23, actif dans l’Est du pays.
Selon Tshitenge, la RDC, sous la direction du Président Tshisekedi, ne dialoguera jamais avec ceux qu’il qualifie de criminels responsables de massacres à Goma, Bukavu et dans d’autres régions meurtries.
« Le Congo n’est ni à vendre ni à négocier sous la contrainte : le dialogue viendra, oui, mais sans armes, sans chantage, et avec le peuple comme seul arbitre légitime », a-t-il insisté.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs initiatives de médiation sont en cours, notamment via l’Angola, le Qatar et les États-Unis, pour tenter de désamorcer le conflit entre Kinshasa et les rebelles du M23, soutenus selon la RDC par le Rwanda.
Un message clair, qui reflète la fermeté affichée par les autorités congolaises sur la question de la souveraineté nationale et des conditions de toute négociation future.
