Kinshasa, 17 Janvier 2026- La Confédération africaine de football (CAF) traverse une zone de turbulences après l’annonce d’un projet visant à modifier la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).
L’idée d’organiser la compétition tous les quatre ans, au lieu du rythme biennal actuel, suscite une vive opposition au sein même de l’instance continentale.
Plusieurs fédérations nationales dénoncent une décision jugée précipitée, opaque et insuffisamment concertée. Elles estiment ne pas avoir été associées aux discussions préalables, alors que la CAN constitue l’un des piliers historiques et identitaires du football africain.
Pour de nombreux acteurs du ballon rond, toucher au format de la CAN revient à fragiliser un symbole majeur, tant sur le plan sportif que culturel. La compétition représente une vitrine essentielle pour les talents africains, un levier économique pour les pays hôtes et un rendez-vous populaire profondément ancré dans les calendriers nationaux.
Si certains dirigeants avancent des arguments liés à la surcharge du calendrier international, à l’harmonisation avec les compétitions mondiales ou à l’amélioration de la qualité organisationnelle, leurs détracteurs redoutent une perte de visibilité, une marginalisation du football africain et un affaiblissement de son autonomie décisionnelle.
Le débat, désormais public, met en lumière une fracture réelle au sein de la CAF, entre partisans de la réforme et défenseurs du modèle traditionnel.
Face à cette contestation interne majeure, l’instance panafricaine se retrouve confrontée à un défi crucial dont moderniser sans diviser, réformer sans rompre le lien de confiance avec ses membres.
L’avenir de la CAN pourrait bien se jouer autant dans les instances dirigeantes que dans la capacité de la CAF à écouter et fédérer l’ensemble du football africain.
