Kinshasa, 19 janvier 2026- La cité d’Uvira, capitale provinciale du Sud-Kivu, a renoué avec une atmosphère relativement sereine ce lundi. Après les scènes de pillages et les coups de feu entendus la veille, la situation au lever du jour s’est révélée plus calme. D’après plusieurs témoignages recueillis sur place, les Wazalendo assurent désormais le contrôle de la ville, appuyés progressivement par les Forces armées de la RDC (FARDC) descendues des hauteurs avoisinantes.
Les mêmes sources précisent que les éléments de l’AFC/M23, qui se sont retirés d’Uvira dans la journée de lundi, auraient installé leur base opérationnelle à Kabunambo, à moins d’un kilomètre du centre urbain. Face à ce contexte, les autorités multiplient les messages de sensibilisation, exhortant les habitants à éviter toute forme de représailles individuelles et à faire preuve de vigilance.
En dépit des dégâts visibles laissés par les pillages ayant ciblé aussi bien les services publics que les opérateurs économiques et des particuliers, une reprise timide des activités a été observée dans la matinée. Les déplacements restent prudents, mais la vie quotidienne commence lentement à reprendre son cours.
Un résident d’Uvira décrit cette accalmie en ces termes : « Ce matin, ça va déjà, c’est calme. Hier seulement, il y avait des tirs, mais aujourd’hui la situation est vraiment apaisée. Les gens commencent à circuler librement et tout le monde est content. Pour les activités scolaires, demain nous serons en réunion du comité sous-provincial ; nous allons sensibiliser les parents pour que les cours puissent reprendre. »
Si la présence conjointe des FARDC et des Wazalendo est perçue par une partie de la population comme un facteur rassurant pour la stabilité locale, d’autres habitants demeurent préoccupés par la proximité des positions rebelles. Des incidents ponctuels continuent d’être signalés dans certaines communes, tandis que des concentrations de combattants AFC/M23 sont rapportées dans plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi, notamment à Luvungi, Bwegera, Sange et Kiliba ONDS, ainsi que la présence d’autres groupes armés à Kamanyola et dans les hauts et moyens plateaux du territoire d’Uvira.
