Kinshasa, 23 janvier 2026- Face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, le représentant américain Ronny Jackson estime qu’une paix durable ne pourra être atteinte sans une approche plus pragmatique à l’égard des rebelles du M23.
Il plaide notamment pour leur intégration encadrée au sein des forces de sécurité nationales, à savoir l’armée et la police congolaises.
Selon lui, la stratégie consistant à limiter la prise en charge des ex-combattants à une simple réinsertion civile présente de sérieuses limites.
« Ces hommes ont passé de longues années dans la guerre. Ils sont entraînés, armés et structurés militairement », fait-il observer, jugeant peu réaliste leur retour immédiat à une vie civile ordinaire.
Ronny Jackson estime qu’il serait illusoire de croire que ces combattants accepteraient facilement de devenir agriculteurs, commerçants ou simples civils sans garanties solides de sécurité et de stabilité.
Pour le responsable américain, une intégration contrôlée et progressive dans les institutions étatiques pourrait contribuer à réduire la violence, désamorcer les tensions armées et favoriser un retour durable à la paix dans l’Est du pays.
Cette position, qui ne manquera pas de susciter débats et controverses en RDC, relance la question sensible du traitement politique et sécuritaire des groupes armés, dans un contexte où les autorités congolaises privilégient jusqu’ici la restauration de l’autorité de l’État et la neutralisation des forces rebelles.
