Kinshasa, 26 janvier 2026- La circulation est fortement perturbée ce matin dans la capitale congolaise. Les chauffeurs des transports en commun et motos ont déclenché une grève pour protester contre le durcissement des contrôles des documents des véhicules, jugés excessifs.
Résultat immédiat : zéro taxi, zéro moto sur plusieurs axes stratégiques de la ville.
Dès 6 heures du matin, des arrêts et carrefours habituellement bondés molart (Bandalungwa), Diplomate (GB), station macampagne à Kitambo, Upn et autre sont restés inhabituellement déserts. Ces lieux, qui accueillent chaque jour élèves, étudiants et travailleurs, n’ont vu circuler que de rares véhicules.
Quelques taximens ont exceptionnellement assuré des courses aux premières heures, tout en prévenant leurs passagers de l’arrêt total du travail à partir de 8 heures.
« Ceux qui se lève tôt ont eu de la chance. La situation va devenir très compliquée dans les prochaines heures », confie un chauffeur assurant le trajet Lemba à arrêt Kin Mart, sur le boulevard du 30 Juin dans la commune de Gombe.
Au cœur de la contestation, le coût jugé prohibitif des exigences administratives.
« On ne peut pas travailler dans ces conditions. On nous impose des montants exorbitants, dépassant les 500 dollars », déplore-t-il.
Cette grève plonge Kinshasa dans une situation de mobilité critique, avec de lourdes conséquences attendues sur les activités économiques et scolaires de la journée.
