Kinshasa, 26 mars 2026- La résolution du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo constitue désormais une priorité stratégique pour l’administration de Donald Trump, ont affirmé les États-Unis lors d’une intervention au Conseil de sécurité de l’ONU.
Le conseiller principal américain pour l’Afrique a exposé une approche en dix points visant à instaurer une paix durable après plusieurs décennies d’instabilité dans la région des Grands Lacs.
Selon Washington, le président américain et le secrétaire d’État Marco Rubio ont engagé une nouvelle dynamique diplomatique pour mettre fin aux violences dans l’est congolais, en s’appuyant sur des accords de paix récents et sur une coordination renforcée avec les partenaires régionaux et internationaux.
Au cœur de cette stratégie figurent les Accords de Washington du 4 décembre 2025, signés entre la RDC et le Rwanda, présentés comme un accord historique liant les questions de sécurité et de coopération économique.
Ce cadre prévoit notamment des mécanismes de vérification, de règlement des différends et de suivi des engagements pris par les deux pays.
Parallèlement, les États-Unis soutiennent le processus de Doha, facilité par le Qatar, qui vise à instaurer un dialogue direct entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23 afin de traiter les causes immédiates de la violence et favoriser une désescalade militaire.
Washington appuie également les efforts de médiation de l’Union africaine, conduits par les présidents João Lourenço (Angola) et Faure Gnassingbé (Togo), qui misent sur une approche inclusive impliquant la société civile et les acteurs humanitaires pour consolider la paix.
Dans son intervention, le conseiller américain a exprimé la profonde déception des États-Unis face à la récente escalade militaire du Rwanda, estimant qu’elle viole les Accords de Washington. Des sanctions ciblées ont ainsi été imposées contre les Forces de défense rwandaises (RDF) et quatre généraux, dans le but de faire pression sur Kigali pour un retrait immédiat de ses troupes du territoire congolais.
Les États-Unis ont insisté sur le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC, appelant Kigali à retirer ses forces et à cesser toute ingérence militaire dans l’est du pays.
De son côté, le gouvernement congolais s’est engagé à neutraliser les FDLR dans les zones sous son contrôle, une mesure jugée essentielle par Washington pour rétablir la confiance et garantir la stabilité régionale.
L’administration américaine a également souligné la nécessité pour Kinshasa de rétablir pleinement l’autorité de l’État dans les provinces des Kivus, afin d’assurer la sécurité des populations, la gouvernance territoriale et la fourniture des services publics de base.
Un autre point majeur concerne la lutte contre le pillage des ressources naturelles, les États-Unis appelant à démanteler les réseaux illicites d’exploitation et de trafic des minerais qui financent les groupes armés et alimentent l’instabilité dans la région.
Washington a tout de même réaffirmé le rôle clé de la MONUSCO dans la surveillance du cessez-le-feu et la protection des civils. Les États-Unis ont également présenté leurs condoléances après la mort d’une agente française de l’UNICEF lors de la frappe de drone du 11 mars à Goma, tout en demandant l’arrêt immédiat des frappes de drones dans les zones urbaines ou contre des forces en retrait.
À travers cette intervention, les États-Unis réaffirment leur volonté de jouer un rôle central dans la résolution du conflit dans l’est de la RDC, en combinant pression diplomatique, médiation régionale et soutien aux mécanismes de paix internationaux.
