Kinshasa, 8 avril 2026- Le député national honoraire Zacharie Bababaswe est de nouveau monté au créneau dans le dossier du remaniement du gouvernement provincial du Haut-Katanga, dénonçant un acte qu’il qualifie de contraire au droit administratif et de manque de respect envers le Chef de l’État.
Cette nouvelle réaction intervient alors que la polémique autour de la nomination du gouvernement provincial par le vice-gouverneur intérimaire Martin Kazembe Shula continue de susciter des tensions politiques, dans un contexte où le gouverneur Jacques Kyabula demeure à Kinshasa pour consultation sans avoir été suspendu ni relevé de ses fonctions.
Dans sa déclaration, Zacharie Bababaswe rappelle que le rôle d’un adjoint dans l’administration publique est clairement limité au remplacement du titulaire absent, sans pouvoir modifier l’architecture institutionnelle.
Selon lui, ce qui s’est produit au Haut-Katanga constitue un précédent grave qui heurte les principes du droit administratif et traduit un manque de respect envers le Président de la République, notamment à travers des informations selon lesquelles l’autorisation du Chef de l’État aurait été évoquée pour justifier le remaniement.
Il insiste sur le fait que le gouverneur Jacques Kyabula n’a jamais été suspendu ni condamné par une juridiction, mais simplement rappelé par le ministre de l’Intérieur pour consultation, une situation qui ne justifie pas un remaniement du gouvernement provincial par l’autorité intérimaire.
L’ancien député affirme également que cette décision aurait été facilitée par la circulation d’informations présentées comme une approbation du Chef de l’État, évoquées lors de la conférence des gouverneurs à Bandundu, ce qu’il considère comme un mensonge ayant conduit à la situation actuelle.
Poursuivant son analyse, Zacharie Bababaswe estime que les conséquences du remaniement commencent déjà à se faire sentir dans la province, évoquant une division accrue du Haut-Katanga et une montée du tribalisme liée, selon lui, à certaines révocations opérées par l’autorité intérimaire au profit de personnes venues de Kinshasa.
Il affirme par ailleurs qu’il compte révéler les noms de ceux qu’il considère comme étant derrière cette situation, laissant entendre que de nouvelles révélations pourraient intervenir dans les prochains jours.
