Kinshasa, 9 avril 2026- La polémique autour du remaniement du gouvernement provincial du Haut-Katanga par le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire Martin Kazembe continue de prendre de l’ampleur. L’ancien député national Zacharie Bababaswe dénonce des conséquences sociales et administratives préoccupantes, évoquant une division accrue de la province et une montée du tribalisme depuis la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale.
Cette nouvelle sortie intervient dans un contexte de tension politique marqué par le rappel à Kinshasa du gouverneur Jacques Kyabula pour consultation par le ministre de l’Intérieur, alors que le vice-gouverneur assurant l’intérim a procédé à un remaniement du gouvernement provincial, une décision fortement contestée par plusieurs acteurs politiques et juridiques.
Selon Zacharie Bababaswe, les effets de cette décision se font déjà ressentir sur le terrain. Il affirme que le Haut-Katanga n’a jamais été autant divisé qu’aujourd’hui, évoquant l’émergence de tensions communautaires et administratives consécutives aux décisions prises durant l’intérim.
L’ancien député pointe notamment une montée du tribalisme et des révocations administratives qui, selon lui, auraient permis de remplacer certains agents par des personnes venues de Kinshasa, une situation qui fragiliserait la cohésion sociale et l’équilibre institutionnel de la province.
Dans le même registre, des sources concordantes évoquent également la suppression de certains agents originaires du Kasaï des listes de la fonction publique provinciale depuis le début de l’intérim de Martin Kazembe, une information qui alimente davantage les inquiétudes sur une possible discrimination administrative et un traitement inéquitable des agents publics.
Pour Zacharie Bababaswe, cette situation est la conséquence directe du remaniement opéré par l’autorité intérimaire, qu’il considère comme contraire aux règles du droit administratif et susceptible de créer des tensions durables dans une province stratégique pour l’économie nationale.
Il estime que la gestion actuelle du Haut-Katanga risque d’ouvrir la voie à des conflits politiques et sociaux si des mesures urgentes ne sont pas prises pour rétablir l’ordre institutionnel et garantir l’égalité de tous les citoyens devant l’administration.
Dans ce climat déjà tendu, l’ancien député appelle à une intervention rapide du chef de L’Etat afin d’éviter que la crise ne s’aggrave et ne compromette la stabilité de la province, tout en promettant de révéler les noms des personnes qu’il accuse d’être derrière ces décisions controversées.
