Kinshasa, 2 avril 2026- L’incident sanglant survenu au Centre d’Encadrement et d’Instruction Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo de Kanyama Kasese continue de susciter des réactions au sein de l’opinion publique congolaise. Environ deux jeunes bâtisseurs bilan provisoire, ont été tués et plusieurs blessés par balles alors qu’ils réclamaient leurs primes et dénonçaient leurs conditions de travail au sein du Service national, d’après plusieurs sources contactées à Kanyama.
Alors que cet événement met en cause la gestion du programme dirigé par le Lieutenant-Général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, un autre fait attire l’attention : le silence presque total des organisations de défense des droits de l’homme en République démocratique du Congo.
Pourtant, la RDC compte plusieurs ONG nationales et internationales spécialisées dans la défense des droits humains, notamment celles qui interviennent régulièrement sur les questions de violences, d’abus de pouvoir et d’usage excessif de la force par les services de sécurité. Mais jusqu’à présent, aucune prise de position publique forte n’a été largement relayée pour condamner cet incident survenu à Kanyama Kasese.
Ce silence suscite des interrogations au sein de l’opinion, certains observateurs estimant que la mort de jeunes bâtisseurs dans un centre relevant de l’État aurait dû entraîner une réaction rapide, notamment pour exiger une enquête indépendante, la protection des victimes et des sanctions contre les responsables.
Tout porte à croire que l’absence de réaction des ONG des droits de l’homme risque de fragiliser la crédibilité de ces organisations, souvent attendues dans des situations impliquant des violations graves des droits humains, en particulier lorsqu’il s’agit de l’usage d’armes contre des civils non armés.
Pendant ce temps, le Service national bien qu’il a reconnu que 6 blessés sans parler de décès, a annoncé l’ouverture d’une enquête militaire et l’interpellation du militaire impliqué dans les tirs, affirmant vouloir faire toute la lumière sur les circonstances de l’incident et renforcer l’encadrement des jeunes bâtisseurs.
Mais sur le terrain, la question demeure : pourquoi les ONG des droits de l’homme restent-elles silencieuses face à la mort de jeunes qui réclamaient simplement leurs primes et leurs droits ?
