Kinshasa, 16 avril 2026- Les États-Unis haussent le ton contre Kigali et exigent le respect strict des engagements internationaux dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC. C’était dans un contexte de tensions persistantes sur le terrain et de manœuvres diplomatiques en cours, notamment les discussions de Genève entre Kinshasa et le M23.
Dans une déclaration ferme, Washington a exprimé sa « profonde déception » face à l’escalade du conflit attribuée au Rwanda, dénonçant une violation directe des engagements pris dans le cadre des Accords de Washington.
Les autorités américaines ont appelé sans détour au retrait immédiat des troupes rwandaises du territoire congolais, tout en réaffirmant leur attachement au respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de la République démocratique du Congo.
Cette sortie intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent sur plusieurs fronts pour tenter de désamorcer la crise.
À Genève, des discussions sensibles ont récemment réuni des délégués de Kinshasa et du mouvement rebelle du M23, dans une tentative de relancer le dialogue politique et sécuritaire. Ces échanges, facilités par des partenaires internationaux, visent à instaurer un cessez-le-feu durable et à créer les conditions d’un règlement pacifique du conflit.
Du côté congolais, la position reste constante : aucun compromis ne peut être envisagé sans le retrait préalable des forces étrangères et la cessation de tout soutien aux groupes armés opérant dans l’Est du pays. Kinshasa continue de considérer le M23 comme un mouvement soutenu de l’extérieur, notamment par Kigali, une accusation régulièrement rejetée par les autorités rwandaises.
Les pourparlers de Genève apparaissent ainsi comme une étape délicate mais cruciale. Ils interviennent après plusieurs initiatives régionales, notamment celles portées par la Communauté d’Afrique de l’Est et la SADC, qui peinent encore à produire des résultats concrets sur le terrain.
Dans ce climat tendu, la pression internationale semble s’intensifier sur le Rwanda, tandis que la RDC multiplie les démarches diplomatiques pour faire entendre sa position et obtenir des garanties sécuritaires. L’évolution de ces discussions pourrait déterminer l’orientation future du conflit, entre une désescalade progressive ou un enlisement prolongé.
