Bukavu, 20 avril 2026- Dans la province du Sud-Kivu, le site minier de Twangiza Mining serait en train de reprendre progressivement ses activités, malgré un contexte sécuritaire toujours préoccupant.
D’après des sources locales concordantes, des ingénieurs rwandais auraient été déployés sur place afin de superviser des opérations techniques, dans une zone actuellement sous l’influence de la coalition rebelle M23-RDF-AFC.
Ce redémarrage intervient quelques mois seulement après les frappes aériennes menées en octobre 2025, qui avaient ciblé des installations stratégiques du site.
Parmi les infrastructures détruites figuraient notamment des réserves de carburant et des groupes électrogènes, essentiels au fonctionnement de l’usine. Ces opérations visaient à freiner toute tentative de relance de l’exploitation minière par les groupes armés.
Malgré ces destructions, des sources indiquent que de nouveaux équipements énergétiques auraient été installés de manière discrète à proximité du site, permettant ainsi une reprise progressive des activités. « Les opérations reprennent en toute discrétion, malgré les dégâts enregistrés », confie une source sur place, soulignant le caractère sensible de la situation.
Parallèlement à cette reprise, la situation humanitaire et sécuritaire demeure alarmante.
Fin mars, plus de dix civils ont été abattus et plusieurs autres blessés lors d’exactions attribuées aux rebelles. Ces derniers auraient contraint des creuseurs artisanaux à céder les minerais extraits, illustrant une fois de plus la pression exercée sur les populations locales.
Ce nouvel épisode autour de Twangiza Mining relance le débat sur l’exploitation illicite des ressources naturelles dans l’Est de la RDC, ainsi que sur les implications régionales dans un conflit qui continue de fragiliser la stabilité du pays.
