Kinshasa, 20 avril 2026- En prévision d’une éventuelle réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo, le Secrétariat permanent de l’Union Sacrée de la Nation a officiellement ouvert un processus de collecte des propositions.
Réagissant à une vague de manifestations de soutien et à des mémorandums venus de Kinshasa, des provinces et de la diaspora, la plateforme politique appelle à une mobilisation large pour repenser la Constitution du 18 février 2006.
Dans un communiqué daté du 20 avril 2026, l’Union Sacrée de la Nation (USN) invite les partis et regroupements politiques, les associations, les confessions religieuses, les organisations de défense des droits de l’homme, les ordres professionnels, les syndicats, les universitaires ainsi que les juristes et citoyens congolais, tant au pays qu’à l’étranger, à soumettre leurs propositions de réforme.
L’appel s’inscrit dans un contexte marqué par une multiplication d’initiatives populaires plaidant pour une révision du texte fondamental qui régit actuellement la RDC. Selon le document, ces contributions devront parvenir au Secrétariat permanent au plus tard le 20 mai 2026.
Pour encadrer ce processus, une commission technique sera mise en place afin d’analyser, synthétiser et évaluer l’ensemble des propositions recueillies. Le rapport final sera ensuite transmis au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en sa qualité de garant de la nation et de la continuité de l’État.
Signé par le professeur André Mbata Betukumesu Mangu, également porte-parole de l’Union Sacrée, ce communiqué marque une nouvelle étape dans le débat sur l’avenir institutionnel du pays, alors que la question de la réforme constitutionnelle suscite déjà de vives discussions au sein de l’opinion publique congolaise.
