Kinshasa, 22 avril 2026- Plus de 1 100 ex-collaborateurs afghans des États-Unis restent dans l’incertitude quant à leur avenir, tandis que l’hypothèse d’une relocalisation vers la République démocratique du Congo commence à circuler sans confirmation officielle.
Réagissant à cette situation prolongée, plusieurs sources humanitaires indiquent que ces ressortissants afghans anciens interprètes, agents de sécurité ou encore membres des forces spéciales ayant travaillé avec les Américains sont toujours hébergés au camp d’As Sayliyah, à Doha, au Qatar, depuis leur évacuation après le retour au pouvoir des talibans en 2021.
Selon une déclaration attribuée à un groupe de ces personnes et diffusée en avril 2026, ces Afghans disent avoir appris, par voie médiatique, l’éventualité d’un transfert vers un pays africain, notamment la République démocratique du Congo. Une perspective qui suscite inquiétude et incompréhension au sein des concernés.
À ce stade, aucune confirmation officielle n’a été apportée ni par les autorités américaines ni par celles de Kinshasa concernant un éventuel accord de relocalisation impliquant la RDC. Toutefois, la simple évocation de cette hypothèse intervient dans un contexte déjà sensible autour de la gestion des migrants accueillis récemment sur le sol congolais.
Dans leur message, ces ex-collaborateurs affirment refuser tout transfert vers un pays tiers qu’ils jugent potentiellement instable, rappelant qu’ils ne peuvent retourner en Afghanistan en raison des risques de représailles. Ils appellent les États-Unis à clarifier leur situation et à proposer une solution durable, dénonçant un manque de communication sur leur avenir.
Pour plusieurs observateurs, l’apparition du nom de la RDC dans ce dossier, même sans validation officielle, illustre l’élargissement possible du rôle de Kinshasa dans les mécanismes de relocalisation de migrants initiés par Washington. Une perspective qui alimente déjà des débats sur les capacités d’accueil du pays, ainsi que sur les implications politiques, sécuritaires et humanitaires de tels engagements.
