Kinshasa, 30 avril 2026-Le rappeur congolais Alesh a annoncé avoir démissionné de son poste à l’ambassade des États-Unis à Kinshasa, une décision qu’il affirme avoir prise de son propre chef le 20 avril. Réagissant aux rumeurs persistantes évoquant un licenciement ou une révocation de visa, l’artiste a tenu à clarifier sa situation à travers un message publié sur ses réseaux sociaux.
Dans cette déclaration, Alesh dément toute mesure disciplinaire à son encontre, assurant qu’aucun différend administratif ne justifie son départ. Il évoque plutôt une décision personnelle, sans en détailler les motivations.
Dans la foulée, il a également insisté sur son attachement aux États-Unis, qu’il qualifie de « seconde patrie », cherchant ainsi à dissiper les interprétations d’une rupture avec la représentation diplomatique américaine en République démocratique du Congo.
Cette prise de parole intervient alors que son nom avait récemment été associé à une polémique liée à ses positions publiques sur l’arrivée de migrants au Congo. L’artiste s’était notamment exprimé de manière critique sur cette question sensible, suscitant des réactions contrastées au sein de l’opinion.
Dans la continuité de cet épisode, plusieurs observateurs avaient relevé une réaction jugée ferme de la part des États-Unis, certains y voyant une crispation face aux prises de position d’un employé évoluant au sein de leur ambassade. Bien qu’aucune sanction officielle n’ait été rendue publique, ces tensions avaient alimenté les spéculations autour de sa situation professionnelle.
Avec cette démission désormais officialisée, Alesh semble vouloir tourner la page de cette séquence, tout en maintenant une posture mesurée vis-à-vis de Washington, évitant ainsi d’envenimer davantage une affaire déjà largement commentée.
