Kinshasa, 1er mai 2026-Le gouvernement de la République démocratique du Congo a salué les sanctions américaines visant Joseph Kabila, accusé d’implication dans la déstabilisation de l’est du pays. Dans un communiqué officiel publié à Kinshasa, les autorités congolaises estiment que cette décision constitue une avancée dans la lutte contre l’impunité.
Dans une première réaction, le gouvernement met en avant la portée de ces mesures sur le plan politique et sécuritaire
« Le Gouvernement de la République démocratique du Congo salue la décision du Département du Trésor des États-Unis (…) d’imposer des sanctions ciblées à l’encontre de Monsieur Joseph Kabila Kabange pour son implication dans l’agression menée (…) par les Forces de défense rwandaises et leurs supplétifs de l’AFC/M23. »
Poursuivant son propos, l’exécutif congolais insiste sur les conséquences concrètes attendues de ces sanctions :
« Cette décision (…) constitue un autre acte important en faveur de la lutte contre l’impunité (…) en ce qu’elle restreint les capacités de mobilisation financière, de circulation d’avoirs et de soutien logistique susceptibles d’alimenter et de prolonger la guerre. »
Ces déclarations interviennent dans la foulée des sanctions imposées par les États-Unis à travers l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), qui visent l’ancien chef de l’État congolais pour son rôle présumé dans le soutien à des groupes armés actifs dans l’est, notamment le M23.
Dans son communiqué, le gouvernement rappelle également que la justice congolaise s’est déjà prononcée sur le cas de Joseph Kabila, évoquant des faits graves tels que la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel ou encore des atteintes à la sûreté de l’État.
Par ailleurs, les autorités congolaises expriment leur reconnaissance à l’administration américaine et appellent à des mesures dissuasives élargies contre l’ensemble des acteurs impliqués dans l’insécurité dans la région des Grands Lacs. Elles réaffirment leur engagement à poursuivre les efforts de paix dans le cadre des Accords de Washington, tout en exigeant le retrait des forces étrangères du territoire congolais et la fin de tout soutien aux groupes armés.
