Kinshasa, 29 mai 2026-Le ministre de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, Roger Kamba, a effectué jeudi 28 mai une visite de terrain afin d’évaluer l’évolution de la riposte contre l’épidémie d’Ebola, moins de dix jours après le déclenchement de l’alerte sanitaire en République démocratique du Congo.
Au cours de cette descente, le ministre a salué le déploiement progressif des équipes médicales et des dispositifs de prise en charge dans les zones affectées. Il a également insisté sur la nécessité de maintenir une communication transparente autour de la situation épidémiologique afin d’assurer une meilleure coordination de la riposte.
« Nous continuons à donner les chiffres de manière brute afin de retrouver tous les contacts et toutes les personnes présentant des symptômes », a déclaré Roger Kamba devant les équipes engagées sur le terrain.
Le patron de la santé en RDC a rendu hommage aux personnels soignants mobilisés dans cette lutte, rappelant que plusieurs agents de santé ont déjà perdu la vie depuis le début de cette nouvelle flambée d’Ebola.
« Nous sommes venus encourager les équipes médicales qui paient le prix le plus lourd », a-t-il affirmé, tout en rassurant les populations affectées : « Nous ne laisserons pas les populations seules ».
Roger Kamba a par ailleurs révélé que le Président de la République, Félix Tshisekedi, suit de près l’évolution de la situation sanitaire. Selon lui, le chef de l’État a consacré plus de trois heures de réunion à cette crise afin de s’assurer que toutes les dispositions nécessaires soient prises pour protéger les populations concernées.
Accompagné du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, Roger Kamba a insisté sur l’importance d’une information fiable et maîtrisée. Le ministère de la Santé a ainsi rappelé qu’il demeure la seule institution habilitée à communiquer les chiffres officiels ainsi que l’état réel de la riposte contre Ebola.
Le ministre a enfin reconnu l’existence de certaines résistances communautaires dans les zones touchées, un phénomène qu’il juge fréquent lors des épidémies en raison de l’arrivée massive des équipes médicales et du matériel sanitaire.
