Beni, Nord-Kivu – Treize civils et un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été tués dans la nuit du samedi au dimanche lors de deux incursions attribuées aux terroristes des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni, au Nord-Kivu.
Selon un bilan provisoire communiqué par le porte-parole des opérations militaires dans la région de Beni, les assaillants ont mené des attaques meurtrières contre des populations civiles avant d’être poursuivis par les forces loyalistes.
« Effectivement, hier vers 22 heures, un groupe de terroristes ADF/MTM en provenance de la forêt de Mayangose cherchait à traverser la Route nationale numéro 4 pour atteindre son côté ouest. Ils ont fait incursion dans la zone lacunaire située entre les localités de Ngadi et Mavivi. Au cours de cette pénétration, ils ont tué six paisibles citoyens. En poursuivant l’ennemi, un militaire est tombé, arme à la main », a déclaré le lieutenant Marc Elongo, porte-parole de l’armée dans la région de Beni.
D’après des sources sécuritaires, une seconde attaque a été enregistrée dans un autre secteur de la région, portant le bilan global à treize civils tués au cours de la même nuit. Les circonstances exactes de cette deuxième incursion n’ont pas encore été détaillées par les autorités militaires.
Les FARDC ont indiqué avoir engagé des opérations de poursuite contre les assaillants afin de les neutraliser et de sécuriser les populations vivant dans les zones affectées. Les forces de sécurité appellent par ailleurs les habitants à renforcer leur vigilance et à collaborer avec les services compétents en signalant tout mouvement suspect.
Cette nouvelle vague de violences intervient alors que les ADF continuent de représenter une menace sécuritaire majeure dans les territoires de Beni et d’Irumu, malgré les opérations conjointes menées depuis plusieurs années par les armées congolaise et ougandaise contre ce groupe armé affilié à l’État islamique.
Les autorités promettent de poursuivre les opérations de traque pour empêcher toute nouvelle attaque contre les populations civiles de la région.
