Goma, 5 juin 2026- Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) enregistrent une série de redditions au sein du mouvement rebelle M23, un phénomène que l’armée considère comme un signe révélateur d’un malaise grandissant dans les rangs de cette rébellion active dans l’Est du pays.
Selon des sources militaires, 204 combattants du M23 se sont rendus aux FARDC au cours des mois d’avril et mai 2026 dans les zones placées sous la responsabilité de la 34ᵉ Région militaire. Ces ex-combattants sont originaires des territoires de Lubero, Rutshuru et Masisi, dans la province du Nord-Kivu, ainsi que du territoire de Kalehe, au Sud-Kivu.
D’après les informations communiquées par le commandement militaire, les combattants se sont présentés volontairement aux positions gouvernementales. Certains étaient munis de leurs armes, tandis que d’autres sont arrivés sans équipement militaire.
Les autorités militaires estiment que ces redditions successives traduisent des difficultés internes auxquelles ferait face le M23. Lors de leur prise en charge, plusieurs anciens combattants auraient évoqué des conditions de vie particulièrement difficiles, des tensions entre les membres du mouvement ainsi que des traitements qu’ils jugent éprouvants.
Pour les FARDC, ces départs répétés témoignent d’un affaiblissement progressif du moral des combattants rebelles et d’une détérioration de la cohésion au sein de leurs rangs. Cette situation pousserait de plus en plus d’éléments à abandonner la lutte armée pour se tourner vers les autorités gouvernementales.
Le commandement de la 34ᵉ Région militaire considère ces redditions comme un signal encourageant dans les efforts visant à restaurer la paix et la stabilité dans les provinces touchées par l’insécurité. Les responsables militaires réaffirment leur engagement à accueillir et encadrer les combattants qui choisissent de déposer les armes.
À cette occasion, les FARDC ont lancé un nouvel appel aux éléments encore actifs au sein de la rébellion afin qu’ils renoncent à la violence et rejoignent le processus de reddition. L’armée assure que les combattants qui feront ce choix bénéficieront du même accompagnement humanitaire et sécuritaire que celui accordé aux précédents rendus.
