Kinshasa, 31 mai 2026- Le pasteur Marcel Kongolo, responsable de l’Église Christ Europe Chrétien (CEC) basée à Paris, a appelé le président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que le gouvernement congolais à s’impliquer dans le dossier judiciaire portant sur un lot de 822 carats de diamant évalué à 600 millions de dollars américains.
Lors d’un entretien accordé à la presse dimanche à Kinshasa, l’homme de Dieu a affirmé agir au nom de l’homme d’affaires congolais Mbiya Kalala, qui revendique la propriété de ce précieux colis de diamant découvert en 2005 dans les carrières de Mbuji-Mayi, au Kasaï Oriental.
Selon le pasteur Kongolo, le diamant aurait été saisi en Belgique pour défaut de traçabilité avant d’être rapatrié en République démocratique du Congo et conservé à la Banque centrale du Congo. Il soutient que l’ancien président Joseph Kabila se serait ensuite intéressé à cette pierre précieuse et aurait engagé des discussions avec son propriétaire en vue de son acquisition.
Le responsable religieux affirme qu’en 2006, un accord aurait été conclu pour un montant de 600 millions de dollars américains en présence de plusieurs responsables religieux de Mbuji-Mayi. Un protocole d’accord aurait également été signé avec une société dénommée « Excel Development » afin de définir les modalités de paiement.
Toutefois, Mbiya Kalala soutient n’avoir jamais reçu le paiement convenu. Face à cette situation, il aurait entrepris des démarches judiciaires à partir de 2020 pour obtenir l’exécution de cet engagement présumé.
Le pasteur Marcel Kongolo indique qu’une plainte a été déposée devant la Cour de cassation ainsi que devant la Cour constitutionnelle. Il affirme également avoir saisi des juridictions européennes et obtenu des mesures conservatoires visant certains biens attribués à l’ancien chef de l’État.
Par ailleurs, il dénonce des menaces et actes d’intimidation qui auraient visé le propriétaire du diamant et sa famille au cours de cette affaire.
Estimant que ce dossier mérite un examen approfondi, le pasteur Kongolo appelle les autorités congolaises à favoriser la reprise de la procédure judiciaire afin que toutes les parties concernées puissent faire valoir leurs droits devant les juridictions compétentes.
À ce jour, aucune réaction officielle de l’ancien président Joseph Kabila ou de ses représentants n’a été rendue publique concernant ces allégations.
