Kinshasa, 4 juin 2026- En plein débat sur un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo, le député national et haut cadre de l’UDPS, Peter Kazadi, a plaidé pour que la question de la polygamie soit intégrée aux réflexions sur une nouvelle Constitution. L’ancien vice-Premier ministre estime que certaines réalités socioculturelles congolaises méritent d’être prises en compte dans l’élaboration d’un nouveau texte fondamental.
« Pourquoi ne pas introduire la polygamie dans la nouvelle Constitution ? », s’est interrogé Peter Kazadi, estimant que l’actuelle loi fondamentale ne reflète pas nécessairement toutes les réalités du mode de vie des Congolais.
Selon lui, la Constitution actuellement en vigueur n’a jamais fait l’unanimité au sein de son parti politique. « L’actuelle Constitution ne résume pas notre mode de vie. Nous nous sommes opposés à cette Constitution en 2006. Aucun membre de l’UDPS n’était au pouvoir », a-t-il déclaré, rappelant les réserves exprimées à l’époque par l’Union pour la démocratie et le progrès social lors du processus constitutionnel ayant conduit au référendum de 2005.
Ces déclarations interviennent alors que les discussions autour d’une éventuelle révision ou d’un changement de la Constitution continuent d’alimenter le débat politique national. Plusieurs acteurs politiques et de la société civile se montrent favorables à l’ouverture d’un dialogue sur certaines dispositions constitutionnelles, tandis que d’autres y voient une initiative susceptible de raviver les tensions politiques.
Interrogé sur le silence observé par certaines figures majeures de la majorité présidentielle, notamment Jean-Pierre Bemba et Vital Kamerhe, Peter Kazadi a minimisé la question.
« Nous sommes en démocratie. Ils parleront quand ils voudront. Ils sont membres de l’Union sacrée », a-t-il répondu, estimant que chaque responsable politique est libre de s’exprimer au moment qu’il juge opportun sur ce dossier.
Alors que le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise prend de l’ampleur, les propos de Peter Kazadi viennent ajouter une nouvelle dimension à une discussion déjà très suivie par l’opinion publique, notamment sur la prise en compte des réalités culturelles et sociales dans l’architecture institutionnelle du pays.
