Kinshasa, 10 juin 2026- Dans un rapport publié ce mercredi 10 juin, l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch accuse les forces rwandaises et le groupe armé M23 d’avoir commis de graves violations du droit international humanitaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Intitulé « Death Was Everywhere » (« La mort était partout »), le rapport documente des recrutements forcés à grande échelle, des détentions arbitraires, des actes de torture, des passages à tabac, des privations de nourriture et d’eau, ainsi que des exécutions sommaires dans les camps militaires de Rumangabo et de Tshanzu, au Nord-Kivu. Selon l’ONG, ces abus auraient été commis à l’encontre de milliers de combattants capturés et de civils après la prise de Goma par le M23 en janvier 2025.
Human Rights Watch affirme que des combattants du M23, avec l’appui de militaires rwandais, ont eu recours au travail forcé, à l’enrôlement d’enfants soldats et à des traitements inhumains pouvant constituer des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité. L’organisation appelle à l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’établir les responsabilités des auteurs présumés.
Le rapport ne se limite toutefois pas aux accusations visant Kigali et le M23. L’ONG critique également les autorités congolaises pour leur collaboration avec certains groupes armés locaux, notamment des milices alliées aux forces gouvernementales, accusées elles aussi d’exactions contre les populations civiles.
Ces nouvelles révélations interviennent alors que les violences persistent dans l’est de la RDC malgré les initiatives diplomatiques et les appels de la communauté internationale en faveur d’un règlement durable du conflit.
