Kinshasa, 16 juin 2026 – Après l’adoption par le Sénat de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo, le président de la chambre haute du Parlement, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge, a salué ce qu’il considère comme une avancée majeure pour la démocratie congolaise.
S’exprimant à l’issue de la séance plénière, Sama Lukonde a insisté sur le caractère historique de ce texte, estimant qu’il vient combler un vide juridique qui persistait depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 18 février 2006.
« Cela mérite effectivement d’être applaudi, parce qu’il aura fallu attendre vingt ans depuis la Constitution du 18 février 2006 pour qu’un Parlement, composé de l’Assemblée nationale et du Sénat, en toute responsabilité, prenne acte d’un texte fixant les conditions d’organisation du référendum en République démocratique du Congo et les conditions dans lesquelles le peuple peut s’exprimer dans le cadre de sa souveraineté », a déclaré le président du Sénat.
Pour le speaker de la chambre haute, cette initiative renforce les mécanismes démocratiques prévus par la Constitution en offrant un cadre légal clair permettant au peuple congolais de se prononcer directement sur des questions d’intérêt national lorsque cela s’avère nécessaire.
Alors que le texte suscite des débats au sein de la classe politique, notamment dans les rangs de l’opposition qui redoute une éventuelle utilisation du référendum dans le cadre d’une réforme constitutionnelle, Sama Lukonde a plutôt mis en avant la portée institutionnelle de la loi. Il estime que l’adoption de ce cadre juridique constitue avant tout une réponse à une exigence constitutionnelle longtemps restée sans application législative.
La proposition de loi avait été déposée le 14 décembre 2024 par le député national Paul-Gaspard Ngondankoy avec pour objectif de définir les modalités pratiques d’organisation du référendum en RDC et d’adapter la législation nationale aux dispositions constitutionnelles en vigueur.
À l’issue du vote, le Sénat a adopté le texte à l’unanimité. Sur les 109 sénateurs que compte la chambre haute, 89 ont pris part au scrutin et ont tous voté en faveur de la proposition de loi, sans aucun vote contre ni abstention.
