Lubumbashi, 07 septembre 2026- Le péage de Buluo, situé sur la route de contournement de Likasi, relève de la compétence du Gouvernement central et non de l’autorité provinciale, bien que cette infrastructure soit une initiative du Gouvernement provincial.
Mais au-delà de la question de la gestion de cette infrastructure, le climat politique dans le Haut-Katanga reste marqué par les attaques persistantes visant l’ancien gouverneur Jacques Kyabula Katwe.
Malgré la démission de Jacques Kyabula à la tête de la province, Martin Kazembe Shula semble poursuivre son acharnement contre celui dont il fut pourtant le colistier et vice-gouverneur. Les initiatives se multiplient et sont perçues comme une volonté de ternir davantage l’image de l’ancien gouverneur.
Martin Kazembe est notamment accusé d’engager les moyens de la province dans des campagnes de dénigrement et des dénonciations qualifiées de calomnieuses contre Jacques Kyabula Katwe.
Cette attitude contribue à alimenter davantage les tensions politiques dans le Haut-Katanga. Certains observateurs dénoncent l’irresponsabilité de Martin Kazembe Shula et estiment qu’il devrait démissionner au plus vite.
Au lieu de privilégier l’apaisement et la cohésion, Martin Kazembe Shula est régulièrement présenté comme un acteur qui entretient le conflit et multiplie les attaques contre plusieurs personnalités et notables katangais.
Pour ces observateurs, le Haut-Katanga a besoin d’un climat politique apaisé et d’une classe dirigeante capable de rassembler. La multiplication des attaques, des campagnes de dénigrement et des « bashings » ne fait, selon eux, qu’aggraver les divisions au sein de la province.
Alors que Jacques Kyabula Katwe a quitté ses fonctions de gouverneur, la poursuite des attaques contre sa personne interroge sur les véritables motivations de cette offensive politique.
Une situation qui, pour plusieurs observateurs, ne contribue ni à la stabilité du Haut-Katanga ni à la cohésion tant attendue entre ses différentes forces vives.
