Kinshasa, 3 septembre 2026- L’ancien ministre des Finances, Nicolas Kazadi, s’est montré optimiste quant à l’avenir économique de la République démocratique du Congo, tout en estimant que cette perspective dépendra de la capacité du pays à tirer les leçons de ses erreurs et à privilégier la raison dans ses choix stratégiques.
Invité dans un Space Live animé par le journaliste Stanis Bujakera, Nicolas Kazadi a affirmé que l’avenir de la RDC était « radieux », à condition que les Congolais s’engagent véritablement dans le travail et fassent preuve d’une profonde introspection sur les erreurs commises par le passé.
Selon lui, la RDC dispose de suffisamment d’atouts pour devenir une puissance incontournable en Afrique centrale et dans l’ensemble du continent. Mais cette ambition, a-t-il souligné, exige une meilleure gestion des choix politiques, économiques et stratégiques du pays.
L’ancien ministre a également replacé son analyse dans une perspective historique, rappelant que le Congo, créé en 1885 dans un contexte marqué par les ambitions des puissances économiques et politiques de l’époque, appartient désormais pleinement aux Congolais.
Il a estimé que l’attachement de la population à son pays s’est manifesté à travers les nombreuses épreuves traversées depuis l’indépendance, notamment les différentes guerres et agressions auxquelles la RDC a dû faire face au fil des décennies.
Nicolas Kazadi a par ailleurs évoqué les alliances internationales récemment renforcées par Kinshasa, particulièrement le partenariat avec les États-Unis, qu’il considère comme une opportunité importante pour accompagner les ambitions de développement et de puissance de la RDC.
Toutefois, il a appelé à tirer les leçons du passé. Il a rappelé que sous le régime de Mobutu Sese Seko, le Zaïre entretenait déjà une relation privilégiée avec Washington et bénéficiait d’un important soutien politique et sécuritaire, sans que cela n’empêche finalement la chute du régime.
Pour Nicolas Kazadi, la RDC doit donc apprendre à utiliser plus efficacement ses partenariats internationaux afin qu’ils servent durablement les intérêts du pays et de sa population.
L’ancien ministre dit percevoir cette volonté dans la conduite actuelle du président Félix Tshisekedi, tout en insistant sur la nécessité de ne pas répéter les erreurs stratégiques du passé.
« Notre avenir est radieux » , a-t-il conclu sur une note d’espoir, conditionnant toutefois cette ambition à la capacité des Congolais à travailler davantage, à faire preuve de lucidité et à placer l’intérêt stratégique du pays au-dessus des émotions.
