Kinshasa, 04 septembre 2026 – Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a lancé un avertissement ferme à une partie de l’opposition politique au sujet du dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi.
Intervenant dans le cadre des échanges consacrés au processus de dialogue, le ministre de la Communication et Médias a déclaré qu’il ne faut pas que l’opposition nous laisse penser qu’elle sert de béquille à l’AFC-M23 pour se repositionner à travers le dialogue national.**
Par cette sortie, Patrick Muyaya accuse certains acteurs politiques de risquer de favoriser indirectement les intérêts de la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), que Kinshasa considère comme un mouvement armé soutenu par le Rwanda.
Pour le gouvernement, le dialogue national doit avant tout renforcer l’unité des Congolais face à la crise sécuritaire qui secoue l’Est du pays et ne peut servir de cadre à une légitimation politique des groupes rebelles.
Le porte-parole du gouvernement a également réaffirmé la ligne de l’exécutif selon laquelle l’AFC-M23 n’a pas vocation à participer au dialogue entre Congolais. Selon lui, l’objectif de cette initiative est de consolider la cohésion nationale et de parvenir à un pacte pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.
Cette déclaration intervient alors que le débat autour du dialogue national continue de diviser la classe politique. Tandis que le pouvoir y voit une opportunité de renforcer le front national face à l’agression extérieure, plusieurs figures de l’opposition demeurent réservées quant aux modalités et aux objectifs du processus.
