Kinshasa, 18 juin 2026- Présentement à Houston, aux États-Unis pour soutenir l’équipe nationale, le président de la République, Félix Tshisekedi, a tenu des propos particulièrement virulents à l’égard de son prédécesseur, Joseph Kabila, l’accusant d’avoir été placé au pouvoir par des forces étrangères après l’éviction de Laurent-Désiré Kabila.
Dans son intervention devant la diaspora congolaise, le chef de l’État a une nouvelle fois ciblé son prédécesseur, l’accusant d’avoir servi des intérêts étrangers.
« Les ennemis étaient entrés, nous étions distraits. Ils ont même écarté un fils du pays, (Laurent-Désiré Kabila), et ils ont placé leur chien, (Joseph Kabila), qu’ils pouvaient dresser à leur guise », a-t-il déclaré.
Par cette sortie, Félix Tshisekedi relance les accusations qu’il formule régulièrement contre son prédécesseur, qu’il considère comme l’incarnation d’intérêts étrangers ayant influencé la gouvernance du pays pendant plusieurs années.
Depuis plusieurs mois, les échanges entre les deux camps se sont durcis sur fond de crise sécuritaire dans l’est du pays et de débats sur l’avenir politique de la RDC.
Les propos du président devraient susciter de nouvelles réactions au sein de la classe politique congolaise, alors que les partisans de Joseph Kabila dénoncent régulièrement ce qu’ils qualifient de campagne de diabolisation contre l’ancien président.
