Kinshasa, 18 juin 2026- L’ancien vice-Premier ministre et cadre de l’UDPS, Peter Kazadi, a réagi aux critiques formulées par Richard Muyej à la suite des déclarations du président Félix Tshisekedi visant son prédécesseur Joseph Kabila.
Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Peter Kazadi a dénoncé ce qu’il qualifie d’indignation sélective de Richard Muyej. Selon lui, il est impossible de réduire la transition de 2019 à une simple passation pacifique du pouvoir sans tenir compte du bilan des années précédentes, marquées, par des conflits armés récurrents, l’occupation de certaines parties du territoire national, des violations des droits humains et des élections contestées.
L’ancien ministre estime également que les critiques adressées au chef de l’État passent sous silence les accusations portées contre Joseph Kabila concernant ses liens présumés avec les groupes armés opérant dans l’est du pays.
Il s’interroge notamment sur le silence de ceux qui dénoncent aujourd’hui les propos de Félix Tshisekedi, mais qui, selon lui, n’auraient pas condamné avec la même vigueur les actes et déclarations de l’ancien président jugés contraires aux intérêts de la nation.
Pour Peter Kazadi, la fonction présidentielle n’exige ni l’oubli du passé ni le silence face à ce qu’il considère comme des menaces contre la souveraineté nationale. Il affirme que les véritables blessures de la conscience collective congolaise demeurent les violences persistantes dans l’est du pays, les déplacements de populations et les atteintes à l’intégrité territoriale de la RDC.
Peter Kazadi soutient par ailleurs que nul ne devrait être placé au-dessus de la critique publique, y compris un ancien chef de l’État, lorsque les intérêts supérieurs de la nation sont en jeu. Il estime enfin que la République démocratique du Congo a davantage besoin d’un débat lucide sur son passé que d’une amnésie politique, afin de mieux préparer son avenir.
