Goma, 21 juin 2026.- Les étudiants de l’Université Libre des Pays des Grands Lacs (ULPGL-Goma) ont annoncé la suspension des activités académiques sur l’ensemble des campus de l’établissement à partir du lundi 22 juin 2026. La décision a été rendue publique à travers un communiqué officiel signé par la Coordination estudiantine, après l’échec des discussions engagées avec les autorités académiques autour de plusieurs revendications considérées comme prioritaires.
Selon les représentants des étudiants, les négociations n’ont pas permis d’aboutir à un compromis sur des questions liées aux conditions financières imposées aux finalistes de Licence (L3) et de Master (M2).
Ils dénoncent notamment l’obligation faite aux étudiants ayant des crédits non capitalisés de payer l’intégralité des frais académiques, en plus d’une somme de 10 dollars américains pour chaque crédit non validé.
Pour la Coordination des étudiants, ces dispositions constituent une charge financière excessive dans un contexte économique déjà difficile pour de nombreuses familles. Les responsables estudiantins estiment que ces mesures risquent de compromettre la poursuite normale des études de plusieurs apprenants en fin de cycle.
Face au refus de l’administration universitaire de revoir sa position, la Coordination a appelé l’ensemble des étudiants à observer strictement le mot d’ordre de suspension. Les cours, travaux dirigés ainsi que les travaux pratiques sont concernés par cette décision, et ce jusqu’à une nouvelle communication officielle annonçant sa levée.
Les représentants des étudiants affirment toutefois rester ouverts au dialogue afin de parvenir à des solutions qu’ils jugent plus justes et adaptées aux réalités socio-économiques des apprenants. Ils invitent également la communauté universitaire à faire preuve de discipline, de responsabilité et de retenue durant cette période marquée par les tensions entre les étudiants et les autorités académiques.
Cette suspension des activités académiques intervient à un moment crucial de l’année universitaire et pourrait avoir des répercussions sur le calendrier académique si aucun accord n’est trouvé dans les prochains jours entre les différentes parties.
