Kinshasa, 20 juin 2026 – Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, a annoncé l’organisation prochaine d’une marche populaire destinée à mobiliser les Congolais en faveur d’un changement de la Constitution.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la campagne menée par son parti pour promouvoir les réformes institutionnelles qu’il juge nécessaires pour l’avenir du pays.
S’exprimant devant les militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), Augustin Kabuya a affirmé que le débat sur la Constitution ne devait pas être confisqué par une minorité d’acteurs politiques ou sociaux. Selon lui, le peuple congolais doit avoir l’opportunité de se prononcer librement sur l’organisation des institutions de la République.
« Dans les prochains jours, nous allons organiser une grande marche pour sensibiliser et mobiliser la population autour du changement de la Constitution », a-t-il déclaré, estimant que les citoyens doivent être au cœur de toute réforme institutionnelle.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par une vive controverse autour de l’éventualité d’un référendum constitutionnel. Alors que plusieurs responsables de la majorité défendent l’ouverture d’un débat sur la révision ou le changement de la Constitution, l’opposition politique, la société civile et les évêques de la CENCO expriment leurs inquiétudes quant aux motivations et aux conséquences d’une telle démarche.
Pour Augustin Kabuya, les critiques formulées contre ce projet ne sauraient empêcher les Congolais d’exercer leur souveraineté. Le numéro un de l’UDPS estime que la Constitution actuelle présente plusieurs limites et qu’elle mérite d’être adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et socio-économiques du pays.
L’annonce de cette marche risque toutefois d’accentuer les tensions politiques autour de la question constitutionnelle. Alors que les partisans du changement y voient une opportunité de moderniser les institutions, ses détracteurs redoutent une remise en cause de certains acquis démocratiques, notamment les dispositions relatives à la limitation des mandats présidentiels.
À mesure que le débat s’intensifie, la question de la réforme constitutionnelle s’impose comme l’un des principaux enjeux du paysage politique congolais, avec en toile de fond une confrontation de plus en plus marquée entre les partisans et les opposants à cette initiative.
