Kinshasa, 21 juin 2026- Un bras de fer se profile entre l’intersyndicale de l’administration publique urbaine et le Gouvernement provincial de Kinshasa. Les représentants des agents publics urbains ont accordé un ultime délai de 24 heures aux autorités provinciales pour régulariser le paiement des deuxième et troisième paliers de rémunération du personnel, faute de quoi une grève illimitée sera déclenchée à partir du mardi 23 juin 2026.
Dans une correspondance consultée samedi, l’intersyndicale exige le versement de quatre mois de rémunération correspondant aux deuxième et troisième paliers, accompagnés d’un calendrier précis de paiement.
« Par conséquent, l’intersyndicale de l’administration publique urbaine de Kinshasa accorde au Gouvernement provincial de Kinshasa un délai de 24 heures, expirant le lundi 22 juin 2026, pour procéder au paiement du deuxième et troisième palier, soit quatre mois de rémunération, avec un calendrier précis », indique le document.
Les syndicalistes préviennent qu’en cas d’absence de réponse favorable des autorités provinciales dans le délai imparti, ils passeront à une étape plus radicale.
« À défaut, elle se verra dans l’obligation de déclencher un mouvement de grève radical, généralisé et illimité susceptible d’entraîner la fermeture de tous les bureaux des différents services publics urbains à partir du mardi 23 juin 2026 », poursuit la correspondance.
Cette menace de cessation des activités intervient dans un contexte marqué par les revendications récurrentes des agents de l’administration publique urbaine, qui dénoncent les retards dans l’exécution des engagements pris par le Gouvernement provincial concernant l’amélioration de leurs conditions salariales.
Si aucune solution n’est trouvée dans les prochaines heures, plusieurs services administratifs de la capitale pourraient être paralysés, avec des répercussions directes sur le fonctionnement des structures publiques et la prise en charge des usagers.
En attendant une réaction officielle de l’exécutif provincial, les agents concernés restent mobilisés autour des décisions prises par leur intersyndicale, déterminée à obtenir le respect des engagements relatifs à leur rémunération.
